Illusion tragique, Gilda Piersanti

Illusion tragique
Gilda Piersanti
Éditions Pocket

Quatrième de couverture

Un jeu. Un bête jeu de gosses. Quand le petit Mario, dix ans, surprend son voisin du dessus dans sa baignoire, en compagnie d’une ravissante jeune femme, son imagination ne fait qu’un tour. Qui peut être, cette inconnue ? Sinon une princesse captive ? Avec Riccardo, son meilleur ami, ils reviendront, en l’absence du voisin. Mais la mission sauvetage tourne au cauchemar. Et la réalité, à l’illusion tragique. Un jeu de miroirs où les enfances se brisent. Où les poupées, si jolies soient-elles, sont plus gigognes qu’on ne le croit…

« Un roman addictif qui vous prend dès les premières pages et ne vous lâche plus. » Sandrine Bajos – Le Parisien

Ce roman a reçu le Prix des lecteurs Quais du polar/20 minutes et le Prix Méditerranée polar

Mon avis

Un jeu d’enfants tourne au drame. Une écrivaine vit recluse. Un voisin dangereux. Et Gilda Piersanti, l’auteure, tire les ficelles. Je n’en dirai pas plus, à vous de démêler les nœuds.

Après la lecture d’Illusion tragique, je ne vois plus les auteurs de thrillers de la même façon. Qui se cache derrière eux ? Est-ce leur expérience qui leur permet d’écrire ? De quelle manière utilisent-ils leurs recherches ?

Dans ce suspense, la réalité se mêle à la fiction et inversement. Comme des poupées russes, les éléments s’imbriquent et se rajoutent aux autres en transformant l’histoire. Le lecteur ne sait plus qui croire ni comment relier ces histoires. La méfiance s’éveille, les nœuds au cerveau se forment et la sensation d’être manipulé se fait de plus en plus sentir.

Le psychisme des personnages est très travaillé. La manipulation est aussi présente en certains d’entre eux. Gilda Piersanti montre le besoin de domination des esprits pervers, leur envie de soumettre. Elle retranscrit les pensées d’un psychopathe. Elle décrit également le sentiment de culpabilité et cette impossibilité de s’en échapper lorsqu’il est mêlé à la peur, surtout lorsque l’on est fragile. Elle montre le danger d’une parole non libérée. Elle donne aussi une vision du métier d’écrivain.

L’auteure m’a emmenée dans un labyrinthe, sans jamais me lâcher la main. J’ai arpenté les dédales de ces histoires sans deviner la sortie, mais sans me sentir perdue. J’ai suivi, chaque fois, le chemin indiqué, je me suis cognée à des illusions, mais Gilda Piersanti m’a indiqué une autre voie à chaque fausse route. J’ai été embobinée et j’ai adoré cela.

J’avais gagné ce livre lors d’un concours. Je remercie sincèrement les Éditions Pocket ainsi que Gilda Piersanti pour l’envoi de ce livre dédicacé.

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