A l’instant même où l’on bouge, Vera Seret

A l’instant même où l’on bouge
Vera Seret
Éditions Carnets Nord

Quatrième de couverture

« De sa banquise qui l’empêchait de sentir l’amour des gens pour elle, elle sentait bien quand même qu’elle n’allait pas pouvoir continuer à mourir comme ça encore très longtemps. À ce régime-là sans lien, elle n’avancerait plus très loin et surtout ne retrouverait jamais la force de danser. De se dresser sur la pointe de ses rêves. Elle savait qu’elle en mourait déjà et qu’elle allait devoir faire le choix de revenir au monde. Ou pas. »

Ever est danseuse mais perd pied suite à une rupture amoureuse. Un chagrin qui en réveille un autre jusqu’alors enfoui dans les méandres de son esprit et la gracilité de son corps. Commence alors avec elle un voyage qu’on fait de l’intérieur, qui nous emporte au coeur des émotions humaines. Des fissures de la vie au bonheur, la confiance et l’envie. Ce premier roman prenant, profondément touchant et musical nous porte à franchir, au-delà des pas de son héroïne, le mur de l’abandon, de la joie et de l’estime de soi.

L’auteure

Vera Seret est auteure et coach en identité. Elle commence sa vie en embrassant la danse puis le cinéma, fonde une société de production de films et un studio de casting, réalise, puis se rapproche de l’écriture de scénarios. Elle partage aujourd’hui son temps entre l’écriture de ses romans et les personnes qu’elle accompagne.

Mon avis

J’ai eu envie de lire ce livre, après avoir suivi l’auteure sur Instagram. J’étais attirée par les extraits de son livre et par ce qui semblait se dégager de sa personne, dans ses publications. J’avais une appréhension, car je n’étais pas certaine que le sujet me corresponde. J’imaginais un livre sur la danse et les sacrifices que cette passion engendre. En fait, je ne savais pas ce que j’allais découvrir dans ce roman… et c’est moi que j’ai trouvée dans ces pages.

Après une rupture amoureuse, Véronique sombre, elle ne sort plus de chez elle et elle ne sait pas comment remonter la pente. Elle confie son manque de confiance en elle et son besoin perpétuel d’approbation. En lisant, je me suis dit : « Mais, c’est moi ! ». Je la comprenais, j’étais en totale empathie avec elle et j’avais envie de lui donner certaines clés pour l’aider à s’échapper de cette vision d’elle-même.

Ensuite, la jeune femme remonte loin dans son passé. Et là, j’ai pris une gifle, car ce vécu a beaucoup de similitudes avec le mien. Par cette introspection, l’héroïne prend conscience de l’impact de sa jeunesse sur la femme qu’elle est devenue. Elle s’abandonne entièrement dans l’espoir de pouvoir s’envoler par la suite. Il faut sombrer pour remonter. Cette descente dans les souffrances anciennes est la voie de la résilience et de l’acceptation de soi. C’est le chemin nécessaire pour apprendre à s’aimer et à colorer sa vie. Véronique se transforme : ses émotions, son corps et le regard des autres sur elle prennent une autre dimension. Elle va jusqu’à modifier son prénom. Que ce soit dans sa détresse ou dans sa nouvelle naissance, elle est extrêmement touchante. Elle vibre de sensibilité.

L’écriture de Vera Seret est magnifique. Elle est poétique, les mots sont étirés jusque dans leur sens le plus profond. Certains mots assemblés ensemble deviennent des phrases d’une très grande beauté et les émotions prennent une intensité incroyable.

Conclusion

J’étais très émue par L’instant même où l’on bouge. La touche d’humour qui parsème les pages, la musicalité des mots et la poésie des phrases créent un récit d’une très grande beauté. J’ai adoré ce roman qui montre que le chemin jusqu’au bonheur peut être long et difficile, mais n’est pas inaccessible. Il ne nie pas les douleurs tout en donnant un message d’espoir. C’est beau et c’est fort.

Extraits

« C’est le jour où Maman et Papa ne travaillent pas. Le jour de la semaine où ils ont plus de temps, autre chose à faire normalement que nos précieux liens d’amour à perdre. » (Page 9)

(…)  « elle est hypoglycémique de l’estime et de la joie. Elle ne fixe pas le bonheur, la chaleur, les amis. » (page 117)

Je remercie sincèrement Lauriane de l’Agence Gilles Paris et les Éditions Carnets Nord pour ce service presse.

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