La fille d’une autre, Alix Cordouan

La fille d’une autre
Alix Cordouan
France Loisirs
MonBestSeller

J’ai lu La fille d’une autre dans le cadre de Top Lectrice 2019 France Loisirs. Merci au Club pour cet envoi. Ce livre est présent dans le nouveau catalogue France Loisirs.

Quatrième de couverture

1950. À 16 ans, Soizic est envoyée à Paris pour devenir bonne chez les Le Goff, un couple de riches bourgeois. Loin de son petit village breton, Soizic profite de la vie trépidante de la capitale mais en elle, la révolte grandit. Elle ne supporte plus le mépris de ses patrons. Sous son apparence d’employée modèle, la malicieuse jeune fille élabore alors discrètement le plan de sa vengeance. Son destin lui appartient et elle compte bien le reprendre en main.

Mon avis

A seize ans, en 1949, Soizic est employée de maison chez les Le Goff, une famille qui humilie son personnel. La jeune fille a un caractère affirmé et il est impossible pour elle de se laisser traiter de la sorte sans réagir. Elle a les oreilles qui traînent et les informations qu’elle récolte lui permettent de concocter une vengeance.

J’ai aimé le personnage de Soizic. Elle est spontanée et réfléchie, maligne et naïve, déterminée et fragile, et surtout malicieuse. Par moments, j’étais entièrement en accord avec elle, et à d’autres, je trouvais qu’elle exagérait. J’ai apprécié qu’elle engendre une ambivalence dans la façon de la percevoir. Ses réactions ne sont pas toujours celles attendues, et de ce fait, la jeune fille provoque la surprise.

Ce roman est découpé en deux. L’atmosphère change et s’adapte aux personnages concernés. Au départ, j’ai été déstabilisée par la deuxième partie, mais lorsque j’ai compris que c’était la continuité de la première, j’ai trouvé que c’était bien mené.

J’ai eu un faible pour un personnage secondaire. C’est un policier qui s’appelle Castain. La rencontre entre Soizic et lui semble improbable, le lien se crée un peu vite à mon goût, j’aurais aimé que cela prenne un peu plus de temps, mais j’ai aimé ce que cette relation révèle de chacun.

La fille d’une autre relate un scandale financier d’après-guerre : le trafic de piastres d’Indochine. Les explications sont claires et simplifiées.

Dans cette histoire de vengeance, j’ai beaucoup souri à l’ironie du destin : une enquête ouverte parce qu’un policier s’ennuie, des informations qui ne doivent leur découverte qu’aux facéties du hasard. J’ai trouvé que c’était amusant. Cependant, il y a aussi des drames dans la vie de Soizic.

Conclusion

La fille d’une autre est un livre qui se lit facilement. L’imagination très fertile de Soizic m’a beaucoup amusée. Elle a un tempérament bien affirmé et j’ai aimé son refus de se laisser humilier. Elle donne envie d’être de son côté. J’ai aimé sa manière de prendre son destin en main, malgré les épreuves qu’elle a subies.

Ce roman, que j’ai bien aimé, comporte des retournements de situation jusqu’à la dernière page. Il montre que, souvent, tout se paye.

3 commentaires

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