Je voulais juste vivre, Yeonmi Park

Je voulais juste vivre
Yeonmi Park
Éditions Le Livre de Poche
Éditions Kero

Quatrième de couverture

Après des années de privations et de harcèlement, par une nuit glaciale, Yeonmi, 13 ans, et sa mère réussissent à traverser le fleuve Yalu qui marque la frontière entre la Corée du Nord et la Chine. Elles laissent derrière elles leur pays natal et ses horreurs : la faim, la délation constante et surtout une répression impitoyable. Mais leur joie n’est que de courte durée. Rien ne les a préparées à ce qui les attend entre les mains des passeurs. Après plusieurs années d’épreuves inhumaines et un périple à travers la Chine et la Mongolie, Yeonmi atteint finalement la Corée du Sud.
À 23 ans, Yeonmi est désormais une combattante : c’est l’une des plus influentes dissidentes nord-coréennes et une activiste reconnue des droits de l’homme.

Un long périple vers la liberté, raconté dans un livre bouleversant. Elle.

Les personnes comme Yeonmi Park participent considérablement aux progrès de notre civilisation. The New York Times.

Mon avis rapide

Ce témoignage est divisé en trois parties. La première se passe en Corée du Nord, la deuxième en Chine et la troisième en Corée du Sud.

La jeune Yeonmi livre un témoignage fort, d’une grande rareté. En effet, en raison de la dictature en Corée du Nord, ce pays dans lequel les pensées sont contrôlées, où la délation est une pratique encouragée, où la liberté n’existe pas, où la répression est terrifiante et où les contacts avec les pays extérieurs sont passibles de mort, les informations le concernant sont très peu nombreuses. Le culte du dirigeant est si poussé que la population croit que c’est lui qui fait la météo et fait tourner la Terre et qu’il peut lire dans l’esprit de chacun. En lisant Je voulais juste vivre, j’ai encore plus eu conscience de la chance que j’avais d’être née en France, d’avoir un libre-arbitre, une liberté de pensée et de parole, un accès aux livres, aux films, etc. Même si j’avais conscience de la dureté de la vie en Corée du Nord, ce que décrit Yeonmi Park est effroyable et ne peut que révolter.

Lorsque certains Nord-coréens réussissent à s’échapper et à rejoindre la Chine, ils ne s’imaginent pas qu’ils vont atterrir dans un nouvel enfer. La politique d’immigration chinoise et celle de l’enfant unique a ouvert la voie à des trafics d’êtres humains. De plus, la peur, justifiée, d’être renvoyés dans leur pays d’origine, conduit ces exilés à subir un nouvel asservissement.

Ce récit de vie m’a bouleversée. De plus, la narration est telle que c’est un livre qui pourrait presque se lire comme un roman, si les faits horribles n’étaient pas réels. A mon avis, Je voulais juste vivre est un témoignage nécessaire et inestimable. Les dernières pages qui décrivent les sentiments de Yeonmi Park lorsqu’elle a pris conscience des épreuves qu’elle avait surmontées, m’ont provoqué des frissons. J’ai lu son parcours et j’ai entendu ce qu’elle avait à dire.

3 commentaires

  1. Coucou Valmy ! Comme tu dis très justement, les témoignages sur la Corée du Nord sont chose rare, ce qui bien évidemment s’explique. Je fais une capture d’écran car ce livre m’intéresse beaucoup. Merci infiniment pour ta chronique. 😘

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