Les Conquérantes – Tome 1 : Les chaînes 1890 – 1930, Alain Leblanc

Les Conquérantes – Tome 1 : Les chaînes 1890 – 1930
Alain Leblanc
Éditions French Pulp

Quatrième de couverture

De 1890 à nos jours, cette fresque romanesque décline en trois tomes, à travers le destin de deux familles, la lutte et les avancées qui ont permis aux femmes de s’imposer dans une société gouvernée par les hommes et d’y jouer un rôle de tout premier plan. Clémence n’a toujours désiré qu’une seule chose : mener une vie libre. Mais dans ce début de XXe siècle où la moindre revendication féministe est considérée comme une atteinte aux bonnes moeurs, le chemin sera long avant qu’elle n’accède enfin au bonheur. La première guerre mondiale, son sens des affaires et son amour de la mode feront d’elle, après bien des combats, une femme profondément moderne.

Mon avis

Les Conquérantes, se déroule de 1890 à 1930, et est le premier tome d’une trilogie qui va jusqu’à nos jours.

Clémence a eu le malheur de naître fille, à une époque où le sexe féminin n’est pas considéré, où les femmes ne « valent rien ». Sous le joug de son père, puis sous celui du mari qu’on lui a imposé, elle désire être libre.

Lorsque la première guerre éclate, ce qui est une tragédie devient l’opportunité pour elle, de gagner un peu de liberté. Jusqu’à ce que son mari revienne…

J’ai adoré le premier opus de cette saga.

Les mœurs et les mentalités de l’époque s’insèrent dans le contexte historique, ce qui permet de bien comprendre de quelle manière, des évolutions imperceptibles, sur le moment, ont tracé la voie pour notre société actuelle. Le choix de la narration chronologique permet de sentir les changements dans la volonté d’émancipation des femmes. Clémence ne change pas du jour au lendemain, elle étouffe de plus en plus, et ses combats sont de plus en plus grands et osés, au fur et à mesure du temps.

Clémence m’a énormément touchée. Elle est obligée de faire des choix et des sacrifices au nom d’une domination masculine très forte. En tant que femme de notre siècle, le comportement masculin m’a révoltée. Aussi, j’ai d’autant plus aimé certains hommes de cette histoire : ceux qui respectent les femmes et pensent qu’elles doivent avoir les mêmes droits qu’eux. Et heureusement, il y a aussi des hommes bons dans Les Conquérantes, aux côtés des personnages qu’on aime détester. Que j’ai haï les comportements du père et du mari de Clémence. Les humiliations qu’ils lui font subir m’ont révoltée. Aussi, j’ai applaudi chaque bataille qu’elle a emportée. Mais, la pauvre, les malheurs ne l’ont pas épargnée.

Le style d’Alain Leblanc est envoûtant : il décrit parfaitement la France de l’époque, tout comme l’environnement de Clémence. J’ai eu la sensation d’y être et de connaître les personnages. Cette histoire m’a collé à la peau, comme si je la vivais.

Les Conquérantes est un gros coup de cœur.

Petit message pour Christine : il est possible de s’arrêter à la fin ce tome, sans frustrations. En ce qui me concerne, je n’ai qu’une envie, c’est de lire la suite pour retrouver cette héroïne que j’ai tant aimée.

Je remercie sincèrement NetGalleyFrance et les Éditions French Pulp pour ce service presse.

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