Trois jours sans portable, Renzo Ardiccioni

Trois jours sans portable

Renzo Ardiccioni

Éditions Les Presses du midi

Quatrième de couverture

Début du nouveau millénaire, en Italie, pendant les vacances d’été. Les téléphones portables et Internet ont envahi le quotidien, au point que l’existence ne se vit plus que par écrans interposés. Dans cette frénésie, Davide vient d’avoir 50 ans, il travaille dans le marketing et a pris l’habitude d’utiliser trois lignes de téléphone. Pour se sevrer de son addiction, il suit les conseils de son médecin et tente alors de s’en passer. Au moins pendant trois jours… Trois jours sans portable, ça n’est pas la fin du monde ! Davide va donc essayer. Pendant cette période, il retrouve un vieux répertoire téléphonique et ressent alors une certaine nostalgie qui le pousse à appeler Lisa (depuis une bonne vieille cabine téléphonique). Il a connu cette femme trente ans plus tôt et a vécu avec elle une aventure passionnée. Lisa lui promet de le rejoindre en Italie. Mais, sur le quai de la gare, une surprise attend Davide…

Ce récit s’apparente à une fable moderne. Ici, les destins s’entrecroisent dans un contexte géopolitique tendu sur fond d’intrusions sonores intempestives. Vous ne regarderez peut-être plus votre portable de la même façon !

Contexte de lecture

J’ai été contactée par Murielle Hervé-Morier, la traductrice de Trois jours sans portable, pour m’en proposer la lecture. Je la remercie. Merci à Reno Ardiccioni pour l’envoi de son livre et la sympathique dédicace.

Mon avis

Davide, sur les conseils de son médecin, décide de se passer de ses portables (il en a trois) pendant trois jours. Dans un vieux répertoire téléphonique, il retrouve le numéro de Lisa, qu’il a connue trente plus tôt. Il l’appelle depuis une cabine téléphonique. Ils décident de se revoir. Mais ce n’est pas elle qui vient…

L’histoire est entrecoupée par des appels, des textos, des notifications. Cela crée un récit discontinu, les conversations ne sont pas terminées. Cela donne l’impression que les échanges entre les personnages et le lecteur sont interrompus par les nouvelles technologies.

Les interruptions sont si fréquentes que c’est comme si on n’écoutait pas vraiment ce que disent les protagonistes. Eux-mêmes ne sont pas toujours attentifs à ce que dit l’autre. J’ai soupçonné des choses sans jamais pouvoir les vérifier, puisque la conversation était parasitée par d’autres faits. L’auteur montre l’instantanéité des nouvelles technologies.

Ce livre est une fable, qui je pense, montre les travers des portables qui empêchent les échanges vrais et authentiques, mais qui sont aussi générateurs d’accidents. Je dis, je pense, car j’ai terminé le livre en me disant que je n’avais pas tout compris. Pourtant, j’ai l’impression que c’est le but recherché par l’auteur.

Malgré cette impression de ne pas avoir saisi entièrement le sujet, c’est un livre qui se lit bien.

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