Nous étions seulement des enfants, Rachel Jedinak

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 Nous étions seulement des enfants

Rachel Jedinak

Éditions  Fayard

 

Quatrième de couverture

 

« Pendant longtemps, pour se souvenir des nombreux enfants qui n’ont pas pu grandir, il n’y avait rien. Rien pour dire qu’ils avaient été tués parce que nés juifs, ni même pour dire qu’ils avaient vécu, qu’ils avaient ri, joué et pleuré… Comme s’ils n’avaient jamais été là. »

 

Rachel Jedinak a survécu à la première rafle du Vél’d’Hiv, en juillet 1942. Ses voisins, ses cousines ou ses camarades de classes, eux, n’ont pas eu sa chance. Après s’être battue pendant des années pour faire apposer, dans les écoles, collèges et lycées, des plaques aux noms de ces élèves oubliés, elle leur rend ici un dernier hommage.

 

Dans ce récit, tendre et délicat, elle raconte les parties interminables d’osselets sur les trottoirs, puis les camarades de classe qu’on regarde jouer dans le jardin public où l’on n’a plus le droit d’entrer. Et enfin, les traques, les rafles, les petits qui hurlent de chaud dans la Bellevilloise puis la fuite. Rachel Jedinak nous dit finalement la guerre de la plus universelle des langues : celle des enfants.

 

Rachel Jedinak a 84 ans. Elle préside le comité Tlemcen qui, depuis plus de vingt ans, se bat pour le souvenir des enfants disparus.

 

Mon avis

 

Nous étions seulement des enfants est un livre court mais d’une immense puissance.

 

C’est un témoignage fort, raconté sous l’angle des souvenirs d’une enfant.

 

J’ai été très émue par cet ouvrage formidable de mémoire et par le combat de Rachel Jedinak. Le mot “combat” n’est pas juste. En effet, cette femme qui œuvre pour le souvenir des enfants disparus, pendant la guerre, mène ses actions avec beaucoup de dignité et de tolérance. Lorsqu’un jeune manifeste son exaspération, alors qu’elle témoigne, elle fait preuve d’une grande pédagogie et ne porte aucun jugement.

 

J’ai lu l’histoire de Rachel avec les larmes aux yeux et en ayant froid comme lorsque l’on est submergé par l’émotion. Les gestes d’amour de ses parents m’ont bouleversée : sa mère a été dure avec ses filles pour leur sauver la vie. J’ai imaginé le sacrifice de cette femme qui a été obligée d’avoir des gestes de “rejet” envers ses enfants, pour les protéger. Rachel raconte l’interprétation qu’elle a faite des actes de son père, puis la compréhension qu’elle en a eue, plus tard, lorsque la vérité a été révélée sur les camps. Cet homme qui ne dit pas ce qu’il vit pour ne pas inquiéter et ne pas faire prendre de risques à sa famille.

 

La petite fille livre la façon dont elle a vécu la guerre. Comme l’auteure le dit elle-même, la grande fille regarde la petite fille. A la fin de la guerre, elle “était trop de personnes à la fois pour en être une entière. » La femme raconte la petite fille qu’elle a été, celle qui, très jeune, avait compris que ce qui se passait n’était pas normal, et a essayé de résister avec les moyens de son âge.

 

Conclusion

 

Je ressens énormément de respect pour Rachel Jedinak. Présidente du comité Tlemcen, elle agit pour la mémoire de ces 11 400 enfants français déportés.

 

Nous étions seulement des enfants est un témoignage bouleversant, écrit avec beaucoup de délicatesse, qui peut être lu par les adultes et les adolescents, pour que l’on n’oublie pas.

 

Merci à Netgalley et aux Editions Fayard pour ce service presse.

 

#Nousetionsseulementdesenfants #NetGalleyFrance #RachelJedinak #Fayard #EditionsFayard

 

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