Mille petits riens, Jodi Picoult

Mille petits riens

Jodi Picoult

Éditions Actes Sud

Présentation

Jodi Picoult et Marie-Bernadette Dupuy sont mes deux auteures préférées. Aussi, lorsque Babelio m’a proposé de postuler pour recevoir, en avant-première, les épreuves non corrigées de Mille petits riens de Jodi Picoult, je me suis empressée de m’inscrire. Quelle joie lorsque j’ai su que j’étais retenue !

C’est un roman à trois voix. Celle de Ruth Jefferson, une infirmière obstétrique. Cela fait vingt ans qu’elle travaille dans son service. Elle est compétente et très dévouée. Celle de Turk, un suprémaciste blanc. Il est marié à Britt qui vient d’accoucher d’un petit Davis. Ce couple refuse tout contact entre leur enfant et Ruth : Ruth est afro-américaine. La chef de service de cette dernière accède à leur exigence. Enfin, celle de Kennedy, une avocate de la défense publique qui représente Ruth, lorsque celle-ci est accusée de meurtre, lors du décès de Davis. C’est son premier procès.

Mon avis

J’ai eu beaucoup de mal à écrire cette chronique. Le sujet est dur et j’ai été très remuée.

J’ai été bousculée par ce livre. Comme dans chaque livre de cette auteure, on sent qu’elle connaît très bien son sujet. J’ai été très mal à l’aise et horrifiée, lorsque Turk décrit ses idées au sujet de la « race supérieure blanche ». Un passage concernant les jeux proposés aux enfants, lors d’un anniversaire, m’a marquée et choquée.

Ce livre m’a fait beaucoup réfléchir au sujet du racisme. Ces »petits riens » que nous pouvons tous faire dans notre vie, sans penser que les personnes qui sont d’autres ethnies que nous, peuvent le ressentir comme un rejet de leurs différences. Au départ, j’ai lu ce livre avec ma culture française. Aussi, j’avais l’impression que le trait était un peu forcé sur le plan du racisme. Je me disais que ce n’était pas possible que certaines choses racontées par Ruth se produisent, que la loi ne le permettait pas. Mais très vite, grâce à l’auteure, j’ai compris que le système judiciaire des Etats-Unis n’était pas le même qu’en France. J’ai alors fait quelques recherches et ai découvert que le premier amendement de la Constitution américaine définit la liberté d’expression comme un droit fondamental, toutes les opinions peuvent être exprimées, même les plus abjectes.
C’est pour cette raison que Kennedy, l’avocate de Ruth, refuse d’évoquer le racisme au cours du procès, alors qu’il est l’origine de toute l’histoire.

Comme toujours avec Jodi Picoult, nos émotions ne sont pas ménagées. Nous passons de la colère à la tristesse, en passant par l’empathie, la compassion, la révolte. Comme une vague, nos sentiments changent, se déversent puis refluent. J’ai détesté Turk et Britt et pourtant, par moments, j’ai ressenti de la compassion pour leur chagrin de perdre leur bébé. J’ai éprouvé énormément d’empathie pour Ruth, mais je n’ai pas toujours été d’accord avec elle.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Kennedy. Cette femme a réalisé un vrai travail d’introspection.
Ce livre m’a fait aussi me remettre en question sur des « petits riens » du quotidien.

Mille petits riens est en cours d’adaptation au cinéma avec Julia Roberts (je l’adore❤️) et Viola Davis, dans les rôles principaux.

J’ai énormément aimé ce roman. J’ai l’impression que ce n’est pas mon préféré de Jodi Picoult et pourtant, deux jours après l’avoir fini, il continue à m’habiter et j’ai un mal fou à en parler. Je ne suis pas près de l’oublier. Il confirme ma passion pour Jodi Picoult.

Merci à Babelio et aux Éditions Actes Sud pour ce service presse.

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